Claire Audhuy, artiste engagée, intervient dans les collèges de la région Grand Est depuis 2022. Ses ateliers sur les fake news et l'accueil des migrants sont facturés 1000€ pièce par les établissements, auxquels s'ajoutent la vente de ses livres militants. Une manne financée par l'État, selon les comptes rendus de séances partagés sur les réseaux.
Les ateliers de Claire Audhuy dans les collèges publics sont facturés 1000€ chacun, plus la vente de ses livres militants, le tout financé par l'Éducation nationale.
Sauf que les 1000€ ne sont pas versés à l'artiste, mais à la structure culturelle qui l'emploie, dans le cadre d'un marché public encadré par la loi. Les livres, eux, sont achetés par les CDI sur leur budget propre, comme n'importe quelle ressource pédagogique. La région Grand Est confirme que ces interventions respectent le principe de neutralité scolaire.

Envie de comprendre pourquoi tout s'effondre ?
« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Sur X, la vidéo d'une séance fait 1,2 million de vues. Personne ne précise que les 1000€ couvrent aussi les frais logistiques, la rémunération des techniciens et les charges sociales. Ni que l'artiste intervient gratuitement dans les centres sociaux.
Ce matin, dans un collège de Strasbourg, un parent d'élève exige le remboursement d'un atelier auquel son enfant n'a même pas assisté.
— Pierre Lacharrière
Sources : Délibération n°2021/124 du Conseil régional Grand Est, BOEN n°31 du 30 août 2018, données budgétaires des CDI (ministère de l'Éducation nationale)



