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Mercredi 25 mars 2026
Une avant-première de cinéma est organisée dans l’espace
Déclin Sociétal

Une avant-première de cinéma est organisée dans l’espace

Par Martine Nostalvielle 3 min de lecture

Ah de mon temps, on faisait la queue devant le cinéma Le Palace comme on entre en religion ; aujourd’hui, on projette des films dans l’espace comme on oublierait un rôti au four, et tout le monde trouve ça « innovant » !

Pour promouvoir son nouveau long-métrage, une production a organisé une avant-première… en orbite, devenant le premier film projeté dans l’espace. Oui, au-dessus de nos têtes, là où même les ouvreuses ne peuvent plus dire « chut ».

Évidemment, les institutions se sont réveillées avec la grâce d’un magnétoscope en 1986. Le ministère de la Culture a demandé un « cadrage de diffusion extra-atmosphérique » en 12 exemplaires, dont trois à agrafer « côté Terre » (personne ne sait ce que cela signifie, mais ça rassure). Le CNC envisagerait déjà une nouvelle case dans ses formulaires : “Salle : 0 / Gravité : 0,16 à 1”. Pendant ce temps, l’ARCOM s’inquiète d’un précédent : si on commence à applaudir en apesanteur, comment mesurer le taux de satisfaction ?

Selon un sondage TriScopex réalisé un mardi très disponible, 62,8% des Français se disent « modérément contrariés » à l’idée que le premier spectateur du film soit une visière anti-buée. Et le professeur Yvette Lugubre, historienne du malheur français, rappelle que « la dernière fois que la France a voulu mettre de la culture trop haut, c’était avec les Minitels dans les CDI, et on en paie encore la moquette ». Dans les couloirs, Gérard Panikovsky, géopolitologue du quotidien, redoute l’étape suivante : une guerre froide du spoiler entre stations orbitales, avec embargo sur la bande-annonce.

« Si l’on accepte le pop-corn en micropesanteur, demain Bercy taxera les miettes en orbite au gramme sentimental. » — Maître Solange Paperasse, juriste en panique administrative

Car l’escalade est mécanique : Bercy a déjà demandé comment appliquer la TVA sur un ticket vendu “hors atmosphère”, le CNES prévoit une commission “Son, Image et Silence Interstellaire”, et une association de spectateurs exige un remboursement au motif que « le fauteuil n’incline pas ». Pire : une rumeur évoque une version “director’s cut” réservée aux satellites, obligeant les cinémas de province à installer des télescopes entre deux affiches de comédie romantique.

Sur le terrain, la France d’en bas serre son billet froissé. Camille, projectionniste à Albi, fulmine : « Moi j’ai une ampoule qui grille, on m’envoie un mail. Là, ils ont une panne, on appelle Houston ? » Nadir, livreur à Saint-Denis, soupire : « J’ai déjà du mal à livrer au 6e sans ascenseur, alors au 400e kilomètre… » Soizic, prof d’histoire à Quimper, tranche : « En 1973, on sortait du film et on débattait. Là, on sort d’où ? D’un sas ? »

Et la véritable gifle générationnelle est tombée tard dans la soirée : l’avant-première spatiale aurait été interrompue parce que personne n’avait pensé à emporter… la télécommande.

Martine Nostalvielle

Martine Nostalvielle

Spécialiste du "c'était mieux avant"

Experte reconnue en regrets générationnels, Martine peut transformer n'importe quelle innovation en preuve irréfutable de la décadence moderne. Sa collection de Télérama des années 80 fait office de référence absolue. Auteure du best-seller « Tout foutait moins le camp en 1973 », traduit dans douze langues dont aucune n'existe plus.

Source : Ce film devient le premier à être projeté en avant-première dans l’espace