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Lundi 30 mars 2026
Un papyrus relance l'usage du lait maternel contre les yeux rouges
Crise Sanitaire

Un papyrus relance l'usage du lait maternel contre les yeux rouges

Par Martine Nostalvielle 3 min de lecture

62,8% des Français affirment avoir cligné des yeux « plus fort que d’habitude » ces dernières 48 heures : le pays retient son souffle, comme devant un épisode de Questions pour un champion en 1983, mais avec moins de dignité.

Une nouvelle interprétation d’un papyrus médical égyptien vieux de 3 500 ans suggère qu’un traitement très sérieux — et très peu ragoûtant — contre certaines affections oculaires aurait été… le lait maternel humain, utilisé comme remède local.

Ah de mon temps, quand un œil piquait, un pharmacien sortait un flacon bleu, prononçait « collyre » avec autorité, et tout le monde rentrait chez soi en silence, comme en 1973 après le journal de 20 heures. Aujourd’hui, le ministère de la Santé, pris au dépourvu par l’Antiquité, aurait ouvert une « mission de préfiguration du Collyre Historique » : 12 exemplaires du formulaire LM-OUVR-04, agrafés en diagonale, plus une attestation sur l’honneur certifiant que la civilisation n’a pas basculé dans la bouillie.

Dans les couloirs, le Pr Bérénice Papyrusse (Institut National des Remèdes Qui Collent) s’inquiète : « Quand on commence à écouter un papyrus, on finit par demander conseil à une amphore. » Selon un sondage IFOP-Pastèque, 34,1% des Français envisageraient déjà de « consulter un musée avant d’aller chez l’ophtalmo », tandis que 18,4% exigent un remboursement Sécurité sociale « au titre des pratiques éprouvées par les pyramides ».

« Le vrai danger, ce n’est pas le lait maternel : c’est la tentation de tamponner l’œil avec un sceau administratif. » — René Passetpartout, expert en sécurité du rien

Et l’escalade est mécanique : l’ANSM planche sur une notice de 27 pages (« ne pas confondre avec une béchamel »), l’ARS teste des pipettes “compatibles sarcophage”, et Bercy étudie une TVA différenciée entre “gouttes nutritives” et “gouttes patrimoniales”. Pendant ce temps, l’Ordre des pharmaciens réclame un serment modernisé : « Ne jamais prescrire un papyrus sans traduction certifiée par trois égyptologues et une personne qui a encore des Télérama de 1987. »

Sur le terrain, la France d’en bas cligne, doute, s’organise. Nadira, 29 ans, cadreuse à Clermont-Ferrand : « Si c’est antique, c’est forcément mieux, non ? Mon frigo aussi est antique. » Loïc, 41 ans, fromager ambulant en Bretagne : « On met déjà du lait partout, mais dans l’œil, ça fait un cap symbolique. » Mireille, 67 ans, bénévole d’une bibliothèque municipale à Albi : « Ah de mon temps, on lisait les hiéroglyphes seulement sur les boîtes de céréales. »

Dernière minute : une commission parlementaire aurait confondu “affection oculaire” avec “fatigue de photocopieuse” et testé le protocole sur une imprimante de mairie. Résultat : les documents sortent enfin nets, mais l’imprimante demande désormais qu’on l’appelle “Pharaonne”.

Martine Nostalvielle

Martine Nostalvielle

Spécialiste du "c'était mieux avant"

Experte reconnue en regrets générationnels, Martine peut transformer n'importe quelle innovation en preuve irréfutable de la décadence moderne. Sa collection de Télérama des années 80 fait office de référence absolue. Auteure du best-seller « Tout foutait moins le camp en 1973 », traduit dans douze langues dont aucune n'existe plus.

Source : Ce traitement peu ragoûtant évoqué par un ancien papyrus égyptien semble réellement efficace