« Quand la croûte terrestre se met à faire de la logistique, c’est rarement pour livrer des fleurs », a tonné le professeur Armand Tremblement, spécialiste autoproclamé des “mouvements qui font des histoires” !
Des chercheurs viennent pourtant de décrire un phénomène très sérieux et très humiliant pour notre sentiment de contrôle : sous le plancher océanique, d’immenses colonies de microbes prospèrent, et une “pompe tectonique” les ferait remonter lentement mais sûrement vers la surface.
Et là, la France a reconnu un ennemi qu’elle comprend : un flux. Un flux invisible, non déclaré, non étiqueté, non soumis au CERFA adéquat. Dans un document interne de 19 pages (dont 12 de définitions), le Haut-Commissariat à la Prévention du Gloubi-Boulga Biologique évoque déjà un “risque de circulation ascendante non maîtrisée”, ce qui, dans la langue administrative, signifie : personne ne sait où mettre le tampon.
La réaction institutionnelle s’est enclenchée à une vitesse qu’on n’avait pas vue depuis la dernière mise à jour des règles de tri des pots de yaourt : l’ARS aurait demandé un “audit des microbes entrants” tandis que Bercy étudierait la possibilité d’une taxe sur la remontée, au nom du principe pollueur-payeur (ou, à défaut, microbe-payeur). Selon un sondage de l’Institut Panique & Boussole, 62,8% des Français redoutent désormais une “contamination par simple pensée du fond des mers”, et 18,4% envisagent de porter un masque… pour plonger.
« On ne parle pas d’une vague microbienne. On parle d’un tapis roulant géologique sans bouton “pause”. Même les escalators des centres commerciaux ont plus de scrupules. » — Docteure Mélanie Débordement, microbiologiste du pire
Évidemment, l’escalade est inévitable : si les microbes remontent, il faudra les accueillir. Une “Commission Interministérielle d’Orientation des Microbes Émergents” (CIOME) plancherait déjà sur un parcours d’intégration républicain : test de natation, attestation de domicile (à fournir en trois exemplaires malgré l’absence de boîte aux lettres au fond de l’océan), et stage obligatoire sur “les valeurs de la surface”. Dans les couloirs, un conseiller glisse que l’Élysée “suit la situation heure par heure”, ce qui est un concept audacieux quand la pompe fonctionne à l’échelle géologique.
Dans la rue, l’angoisse se fait… très française. Lina, 22 ans, monitrice de plongée à Sète : « Déjà qu’on ramasse des palmes perdues, maintenant il faudra ramasser des microbes pressés ? » Hervé, 41 ans, conducteur de bus à Clermont-Ferrand : « Si ça remonte, ça finira dans les embouteillages, comme tout. » Aïcha, 63 ans, boulangère à Roubaix : « Moi je veux bien, mais qu’ils choisissent : levain ou crise sanitaire, on ne peut pas tout faire en même temps. »
Dernier rebondissement : les scientifiques précisent que la remontée est “lente”. Soulagement national… jusqu’à la note de service qui précise “lente” = un microbe toutes les 7 000 années, soit exactement le rythme d’une demande de rendez-vous en préfecture.



