Depuis l'installation des nouvelles antennes 5G dans les stades de Ligue 1, des supporters affirment que leurs téléphones sont « lus à distance » pendant les matchs. Des brevets anciens, ressortis des archives, seraient la preuve que les opérateurs et la LFP exploitent ces infrastructures pour aspirer contacts, messages et historiques de navigation. Les captures d'écran circulent, accompagnées de légendes alarmistes : « Ils savent ce que vous buvez à la mi-temps. »
Les antennes 5G des stades de Ligue 1 permettent de lire à distance les données des téléphones des supporters pendant les matchs.
Or, ces antennes ne scannent aucune donnée personnelle. La 5G, comme la 4G avant elle, ne peut accéder aux informations stockées sur un téléphone sans autorisation explicite. Les brevets cités datent des années 2010 et concernaient des technologies abandonnées pour des raisons de sécurité. La LFP, contactée, rappelle que ces infrastructures servent uniquement à améliorer la connectivité pendant les événements.
Sur les réseaux, les captures d'écran font 500 000 vues. Personne ne précise que ces documents sont obsolètes depuis une décennie. Pendant ce temps, dans les gradins, un supporter vérifie une dernière fois son téléphone avant le coup d'envoi. Il ignore que la seule chose que la 5G lui vole, c'est son forfait data.
— René Lefèvre
Sources : ARCEP, Légifrance, rapport LFP 2023 sur les infrastructures numériques des stades



