Les captures d'écran s'accumulent : 1 987 abonnés achetés en une nuit, facture réglée via un compte public. L'influenceur, proche des cercles gouvernementaux, aurait détourné des fonds destinés à la « communication citoyenne ». Son compte a bondi de 12 000 à 14 000 followers en 48 heures. Une croissance organique, selon ses stories.
« Quand l'État subventionne des likes, c'est l'effondrement de la méritocratie numérique. » — Gérard Désillusion, sociologue du déclin digital
Les factures mentionnent une « prestation de modération ». Aucun faux abonné ne commente.

Envie de comprendre pourquoi tout s'effondre ?
« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Sur les réseaux, on applaudit son « génie ». Dans les commentaires, des fonctionnaires en burnout calculent combien de dossiers ils pourraient boucler avec 2 000 abonnés achetés. Spoiler : zéro. Les faux followers ne remplissent pas de formulaires Cerfa.
Ce matin, devant l'écran noir d'un ordinateur de la CAF éteint depuis trois mois, un agent fixe la photo d'un like solitaire.
— Jacques Cafard
Sources : ARCOM, Cour des comptes, INSEE (enquête « Usages numériques 2025 »)



