Les photos sont sans appel. Vendredi, à Bruxelles, Emmanuel Macron arborait une chevelure dense, soigneusement lissée. Dimanche, à Paris, son crâne présentait une tonsure nette, visible sous les projecteurs de l’Élysée. Sur X, des comptes certifiés diffusent les clichés côte à côte, légendés : « Urgence capillaire à l’Élysée ». Une perruque, selon eux, posée en urgence pour masquer une chute de cheveux soudaine.
À Bruxelles, Emmanuel Macron portait une chevelure dense et lissée. Deux jours plus tard, à Paris, son crâne présentait une tonsure nette sous les projecteurs.
Sauf que les deux photos ne datent pas du même sommet. Celle de Bruxelles a été prise en octobre 2023, lors d’un dîner informel. Celle de Paris, dimanche, montre simplement le président sous un éclairage rasant, révélant une implantation capillaire naturelle, mais clairsemée. Aucun décret présidentiel n’interdit la calvitie, et la Constitution ne mentionne pas la densité capillaire.

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Découvrir →Sur Telegram, les « secrets d’État capillaires » font 1,2 million de vues. Personne ne précise que la photo de Bruxelles a été recadrée pour supprimer le contexte : un dîner à 22h, sous une lumière tamisée. La perruque, elle, reste introuvable.
Ce soir, un conseiller de l’Élysée range une boîte de minoxidil dans un tiroir. Dehors, un SDF compte ses cheveux dans le reflet d’une vitrine.
— Jean-Michel Cordier
Sources : archives AFP, protocole élyséen, Constitution française



