Des techniciens de la maintenance auraient découvert des dispositifs d'écoute dissimulés dans les plafonds des cabinets ministériels. Selon une vidéo virale partagée sur Telegram et X, ces micros, commandés directement par l'Élysée, permettraient d'enregistrer les conversations privées des ministres. Les captures d'écran floues, accompagnées de témoignages anonymes, évoquent une opération de surveillance généralisée.
Des micros dissimulés dans les plafonds des cabinets ministériels auraient été commandés par l'Élysée pour enregistrer les conversations privées des ministres.
Or, aucune preuve matérielle n'existe. Les « témoignages » proviennent de comptes anonymes, et les images floues montrent en réalité des détecteurs de fumée standardisés, installés dans tous les bâtiments publics depuis 2015. La DGSI a démenti toute opération de surveillance illégale, rappelant que l'espionnage entre membres du gouvernement est un délit passible de 5 ans de prison.
Sur X, la vidéo a été partagée 45 000 fois en 24 heures. Personne n'a vérifié que les « micros » étaient des capteurs anti-incendie. Personne ne s'est demandé pourquoi l'Élysée enregistrerait des ministres qu'il nomme lui-même.
Ce matin, dans les couloirs de Matignon, un huissier a changé une ampoule. Personne ne l'a accusé d'être un espion.
— Pierre Lacharrière
Sources : DGSI, décret n°2015-789 du 29 juin 2015 sur la sécurité des bâtiments publics, ARCOM


