François Molins, ancien procureur de la République de Paris, vient d'être nommé à la Cour de cassation. Une promotion qui passe mal : sur X, des comptes politiques dénoncent un « scandale d'État » et un « manque de transparence », rappelant son rôle dans l'affaire Benalla. Pour ses détracteurs, cette nomination prouve que les hauts fonctionnaires ne rendent jamais de comptes.
François Molins, ancien procureur de Paris, nommé à la Cour de cassation malgré son rôle controversé dans l'affaire Benalla.
Sauf que la nomination de Molins à la Cour de cassation est parfaitement légale et conforme aux règles du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Son rôle dans l'affaire Benalla ? Avoir suivi les instructions du parquet, comme le prévoit la chaîne hiérarchique. Aucun manquement disciplinaire n'a été retenu contre lui.
Sur les réseaux, la « preuve » du scandale se résume à une capture d'écran d'un tweet de 2018. Aucune procédure judiciaire, aucune sanction administrative. Juste l'indignation rétroactive de comptes qui découvrent le fonctionnement de la justice française.
Ce matin, le Conseil constitutionnel a validé la nomination sans débat. Le Monde, lui, a publié un entrefilet en page 12.
— Pierre Lacharrière
Sources : Conseil supérieur de la magistrature, Journal officiel, Conseil constitutionnel



