Depuis 2014, chaque réforme semble taillée pour un actionnaire lointain. Privatisations en cascade, traités européens signés à la hâte, dettes contractées auprès de fonds américains. Les internautes sur X ont raison : les chiffres ne mentent pas. La France n’appartient plus aux Français, mais à des mains invisibles, des conseils d’administration sans visage.
La France n’appartient plus aux Français : chaque réforme depuis 2014 a été taillée pour un actionnaire lointain.
Or, la France n’a été vendue à personne. Elle s’est simplement endettée, comme un ménage qui signe des crédits sans lire les clauses. Les « mains invisibles » ne sont que des algorithmes de notation, des agences de notation qui dictent leur loi. Les traités européens ? Des compromis négociés par des technocrates, pas des complots.
Les mêmes qui dénoncent la trahison élisent, depuis trente ans, des gouvernements qui privatisent les autoroutes, les aéroports, les barrages. La trahison n’est pas un complot : c’est un bulletin de vote.
Ce soir, dans un café parisien, un retraité relit L’Étranger de Camus. La serveuse, elle, vérifie le solde de son compte sur son téléphone.
— René Lefèvre
Sources : Cour des comptes, INSEE, Journal officiel de l’Union européenne



