COMMUNIQUÉ D’URGENCE (officieux) : les autorités recherchent activement… un câble HDMI assez long pour aller jusqu’à la Lune. Pourquoi ? Parce qu’une rumeur affirme que les astronautes d’Artemis II seraient en réalité dans un studio TV. Oui, un studio. Avec des gaffeurs. Et peut-être un plateau-repas.
Le fait, le vrai : ces derniers jours, les réseaux sociaux se sont remplis de commentaires complotistes assurant que la mission Artemis II de la Nasa (un vol autour de la Lune) serait “mise en scène” comme une émission du samedi soir. Un angle de caméra, une ombre suspecte, un reflet dans une visière… et voilà Internet qui s’échauffe plus vite qu’un projecteur Fresnel.
1/ Et si je vous disais que la panique ne vient même pas de l’espace… mais de l’administration ? D’après une note interne attribuée à la “Délégation interministérielle à la Cohérence des Décors”, toute image de capsule devra désormais être accompagnée d’un bordereau de non-studio en 12 exemplaires. Objectif : prouver l’absence de rideaux noirs, de perche son et de machine à fumée à moins de 30 mètres. Parce qu’on ne plaisante pas avec la Lune. Enfin… surtout avec son éclairage.
2/ Le docteur Alain Terminus, urgentiste du non-événement, alerte : le doute est contagieux. “Quand une population commence à soupçonner un fond vert, elle finit par soupçonner son propre salon.” Selon un sondage de l’Institut Médiamétrie du Soupçon, 62,8% des Français admettent avoir déjà regardé une vidéo spatiale en zoomant sur un coin de pixel “juste pour être sûrs”. Et 21,4% jurent avoir reconnu “la même moquette que dans une émission culinaire”.
“Le vrai danger, ce n’est pas qu’on filme la Lune en studio. C’est qu’on demande ensuite un justificatif de domicile à la Lune.” — Chloé Deglingace, experte en prospective du pire
3/ Et là, l’escalade : l’Arcom envisagerait un contrôle des “heures de diffusion lunaire” (pour éviter les rediffusions de cratères), Bercy exigerait la facture de location du “Studio Lune — option silence spatial”, et une commission parlementaire plancherait sur une question vertigineuse : si c’est un plateau, qui a validé la réservation ? Parce que sans bon de commande, même l’infini n’est pas recevable.
Dans la rue, l’angoisse est… très organisée. “Moi je veux juste savoir si la Lune est en LED ou halogène”, s’inquiète Yasmina, machiniste plateau à Aubervilliers. “S’ils truquent l’orbite, est-ce que mon GPS va me faire prendre la rocade ?”, souffle Loïc, moniteur d’auto-école à Quimper. “On a déjà eu des faux sapins à Noël… alors une fausse Lune, franchement…”, tranche Fatou, bibliothécaire à Dijon, en serrant un atlas comme un doudou.
Dernière information : pour calmer les soupçons, la Nasa envisagerait un direct “sans montage”. Problème : un stagiaire a déjà réservé, par erreur, la salle de réunion B-12… au rez-de-chaussée. La Lune n’était pas loin : c’était juste la porte à côté de la machine à café.



