Depuis trois semaines, des photos de pièces de 2 euros « modifiées » inondent Facebook et Telegram. Au centre, un petit carré métallique serait une puce RFID permettant de tracer chaque paiement. La Banque de France aurait lancé un test grandeur nature pour lutter contre la fraude fiscale. Les schémas techniques, signés « un ingénieur en sécurité », circulent en boucle.
Les nouvelles pièces de 2 euros contiennent une puce RFID permettant de tracer chaque paiement, selon des schémas techniques partagés sur Telegram.
Sauf que la Banque de France ne teste aucune puce RFID dans les pièces de monnaie. Le règlement européen 2015/751 interdit explicitement tout dispositif de traçabilité dans les espèces. Les photos virales montrent en réalité des pièces étrangères percées pour des porte-clés, ou des prototypes de 2008 jamais commercialisés.
Sur les réseaux, les schémas techniques sont signés « un ingénieur en sécurité ». En réalité, l’auteur est un étudiant en informatique de 22 ans, qui a reconnu son canular après 12 millions de vues. La Banque de France a reçu 800 appels en une semaine.

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →Ce matin, à la boulangerie du coin, un client a refusé une pièce de 2 euros en la scrutant à la loupe. Le boulanger a soupiré : « C’est la troisième fois cette semaine. »
— Pierre Lacharrière
Sources : Règlement UE 2015/751, Banque de France, AFP Factuel


