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Samedi 21 mars 2026
À Tinqueux, la police égare un coffre-fort déjà volé
Chaos Politique

À Tinqueux, la police égare un coffre-fort déjà volé

Par René Mégot 3 min de lecture

D’après un sondage de comptoir, 62,8% des Français pensent qu’un coffre-fort, ça se perd moins qu’un stylo. Faux. Manifestement. *Toux sèche.*

À Tinqueux, dans la Marne, des cambrioleurs n’ont même pas eu la décence d’emporter le coffre-fort. Et pourtant, le coffre-fort a disparu quand même : la police l’aurait… perdu. Oui. Perdu. Comme une clé USB de réunion.

Dans les couloirs, ça parle déjà de « dysfonctionnement logistique à haute densité d’acier ». Traduction : quelqu’un a posé un coffre-fort quelque part, et depuis, plus personne n’ose admettre où. La préfecture aurait déclenché une « procédure de traçabilité renforcée des objets lourds », avec formulaire CERFA 19-COFFRE à remplir en 12 exemplaires, agrafés à gauche, sinon retour à l’envoyeur. Celui qui. Personne ne sait qui.

René Passetpartout, expert en sécurité du rien, s’étrangle (dans le sens administratif du terme) : « Un coffre-fort, c’est censé rester sur place par principe philosophique. S’il se met à voyager, c’est que l’État a des jambes en coton. » Dans la foulée, Beauvau aurait demandé un audit express, pendant que Bercy planche sur une taxe carbone spéciale “déplacement imprévu de masse métallique”. La chaîne est belle : un coffre bouge, un tableau Excel naît, et la nation vieillit.

« Quand la police perd un coffre-fort, le coffre-fort devient une preuve… contre la police. » — Colette Fiasco, directrice de l’Observatoire du Pire

Les conséquences s’empilent comme en 29, mais avec des gants en latex : inventaire des sous-sols, perquisition du local à balais, interrogation du chariot de manutention, et création d’une commission “Objets trop gros pour disparaître” présidée par le lieutenant Norbert Égareau. En interne, un chiffre circule : 34,1% des pièces à conviction finiraient “temporairement” dans une pièce “provisoirement définitive”. Ça sent la grande tradition.

Dans la rue, la France d’en bas garde le sens du drame. Aïcha, gérante de pressing à Reims : « Moi je perds des chaussettes, eux c’est des coffres. Chacun son niveau. » Loïc, animateur périscolaire à Épernay : « À ce rythme, demain ils perdent la mairie. » Mireille, routière en pause sur l’A4 : « Un coffre-fort, ça se retrouve au bruit. Faut juste écouter. »

Dernière nouvelle : un coffre-fort correspondant “à la description” aurait été aperçu au service des objets trouvés… entre un parapluie et une trottinette. Il attend qu’on vienne l’identifier, avec une pièce d’identité et un justificatif de domicile.

René Mégot

René Mégot

Éditorialiste enfumé

Quarante ans de journalisme, trois paquets par jour et un cendrier plus rempli que sa foi en l'humanité. René a couvert toutes les crises depuis le choc pétrolier de 73, toujours avec une Gitane au bec. Sa voix rocailleuse et son regard désabusé incarnent le journalisme à l'ancienne. Son bureau est classé zone à risque par la médecine du travail.

Source : À Tinqueux, les cambrioleurs n’ont pas emporté le coffre-fort mais la police l’a perdu