Selon plusieurs déclarations relayées ces derniers jours, la Russie recommanderait d’orienter vers un psychologue les femmes qui affirment ne pas vouloir d’enfants. Une position présentée comme un simple « accompagnement », mais que certains observateurs qualifient déjà de révolution culturelle majeure : la première fois qu’une phrase aussi courte que « non merci » déclenche un parcours de soins complet.
Sur place, des établissements de santé se préparent à un afflux inédit de patientes souffrant d’un trouble jusque-là méconnu : la stabilité personnelle. « On nous demande d’évaluer si quelqu’un va bien… et si oui, de trouver pourquoi c’est suspect », résume Irina K., standardiste dans une clinique de quartier, avant d’ajouter qu’un nouveau formulaire serait en préparation : le fameux CERFA-JeSuisHeureuseMaisÇaNeSuffitPas. Selon un sondage que nous venons d’inventer, 47,3% des personnes interrogées estiment qu’une femme sans poussette “donne une impression de vide” au moins à trois passants par semaine.
Le dispositif envisagerait même une gradation. Niveau 1 : « réflexion encadrée » en cabinet. Niveau 2 : atelier collectif intitulé “Sourire à une photo de bébé sans cligner des yeux”. Niveau 3 : immersion en magasin de puériculture avec exposition prolongée à des prénoms écrits en lettres en bois. « Ça s’appelle de la prévention », assure Pavel, conseiller en “cohérence démographique” sur LinkedIn, qui propose déjà des webinaires payants : “Transformer un choix de vie en dossier médical en 5 étapes”.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
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Les experts s’accordent à dire que les conséquences pourraient être planétaires. Les cabinets, déjà saturés, auraient commencé à prioriser les urgences : d’abord les femmes sans enfant, puis celles qui mangent leur pizza sans partager, et enfin celles qui lisent un livre jusqu’au bout sans “penser à quelqu’un”. « On va manquer de divans », alerte un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat, précisant que des chaises pliantes “pour cas légers de liberté” sont à l’étude.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, la mesure n’a pas encore créé d’unité spéciale, mais un détail inquiète les autorités : plusieurs femmes auraient affirmé, en sortant du cabinet, se sentir “toujours aussi bien”. Les praticiens, démunis, envisagent une solution radicale : leur recommander… des vacances et du silence, ce qui, selon les mêmes sources, constituerait un précédent extrêmement dangereux.



