Zohran Mamdani, maire de New York, a décidé que l’Amérique n’attendrait plus. Après une série de victoires écrasantes aux primaires démocrates, son mouvement, porté par une coalition de jeunes activistes et de syndicats, s’impose comme l’arbitre des prochaines présidentielles. Le « Guardian » y voit déjà l’émergence d’un nouveau chapitre : la gauche américaine, enfin, aurait trouvé son champion.
Zohran Mamdani, maire de New York, s’impose comme l’arbitre des présidentielles 2028 après une série de victoires aux primaires démocrates.
Or, Mamdani n’a jamais été maire de New York. Il est conseiller municipal du 25e district de Queens, une fonction locale sans poids fédéral. Les « victoires écrasantes » citées ? Trois candidats soutenus par son groupe lors de primaires mineures, dans des circonscriptions où le taux de participation frôlait les 12%. Le « Guardian » a confondu influence et illusion d’optique.
L’histoire aime les raccourcis. En 1936, on annonçait déjà la révolution avec les grèves de Flint. En 1968, les campus brûlaient pour un monde nouveau. En 2024, trois primaires new-yorkaises suffisent à écrire la légende. La Maison-Blanche, elle, attend toujours son premier président de gauche.
Ce soir, à Albany, le gouverneur de l’État signe un budget qui rogne les aides sociales. À Washington, le Parti démocrate sourit : l’ennemi est à Queens, pas à la Maison-Blanche.
— René Lefèvre
Sources : New York City Council, archives électorales de l’État de New York, « The Guardian » (édition du 15 mai 2026)



