Dès janvier 2025, les cantines scolaires françaises serviront des protéines d’insectes à la place des viennoiseries et des viandes. Un décret présidentiel, révélé par des captures d’écran de faux articles, obligerait les établissements à supprimer les croissants traditionnels au profit de barres énergétiques à base de grillons. Le ministère de l’Éducation nationale aurait déjà validé les menus types : « petit-déjeuner à la farine de ténébrions, déjeuner aux vers de buffle ».
Dès janvier 2025, les cantines scolaires françaises supprimeront les croissants traditionnels pour des protéines d’insectes, selon un décret présidentiel.
Sauf que ce décret n’existe pas. Les captures d’écran virales proviennent de comptes parodiques détournant des articles de 2023 sur l’autorisation européenne des insectes en alimentation. Aucune loi française n’impose leur consommation, et les cantines restent libres de leurs menus. La DGCCRF confirme : « Aucune obligation de ce type n’est en préparation. »
Pourtant, sur les réseaux, des parents d’élèves organisent déjà des « cantines parallèles » avec croissants maison. Les boulangeries de quartier affichent complet. Pendant ce temps, l’Élysée n’a toujours pas démenti les rumeurs, laissant prospérer le fantasme d’un État nourricier devenu prédateur.
Ce soir, dans une école de Lyon, une enseignante range les dernières viennoiseries de la semaine. À Bercy, un conseiller referme un dossier étiqueté « Transition alimentaire » — sans un mot.
— René Lefèvre
Sources : Règlement (UE) 2023/582, DGCCRF, ARCOM



