La France vient de franchir un nouveau cap dans la guerre contre la liberté d’expression. Marine Tondelier, candidate à la présidentielle 2027, propose ni plus ni moins d’interdire le mensonge en politique. Une loi qui, selon ses détracteurs, vise à museler les opinions dissidentes sous couvert de « protection du débat public ». Sur X, les réactions fusent : « À chaque fois qu’un politique parle de lutter contre le mensonge, c’est pour censurer », écrit un compte influent, relayé près de 4 500 fois. La preuve, selon eux, que l’Histoire se répète : les lois anti-fake news, jamais appliquées, serviraient en réalité à étouffer les voix discordantes.
Marine Tondelier veut une loi pour sanctionner d’inéligibilité les mensonges factuels et délibérés en politique.
Détail gênant : la proposition de Tondelier ne mentionne nulle part la censure des opinions. Elle cible les mensonges factuels et délibérés, avec une sanction d’inéligibilité à la clé. Une nuance que les relais sur X ont omis de préciser, préférant transformer une mesure technique en accusation de complot. La formule « à chaque fois » ? Une généralisation aussi étayée qu’un tweet viral : zéro exemple concret, mais des milliers de partages.
Le mécanisme est bien rodé. On prend une proposition de loi, on lui colle une étiquette « censure », et on laisse les algorithmes faire le reste. Résultat : 4 529 engagements avant même que quiconque ne vérifie si la loi en question prévoit effectivement de bâillonner les opposants. Les faits, eux, sont moins spectaculaires : Tondelier parle de protéger le débat public, pas de le réduire au silence. Une distinction qui, visiblement, n’a pas la même viralité qu’un bon vieux complot.
— Géraldine Petit
Sources : Présidentielle 2027 : Marine Tondelier veut interdire le mensonge en politique ; Marine Tondelier veut une loi pour "interdire le mensonge en politique" ; Actualités Politique : l'info en direct | TF1 Info



