Des captures d’écran d’un contrat circulent depuis 48 heures : Léa Martin, influenceuse lifestyle (2,3 millions d’abonnés sur Instagram), aurait signé avec Shenzhen SkyEye pour promouvoir des drones équipés de caméras thermiques et de reconnaissance faciale. Montant du deal : 500 000 euros annuels, hors primes de performance. Les images, partagées sur Telegram et des médias alternatifs, montrent des clauses de confidentialité strictes et des objectifs de vente ciblant les « marchés européens sensibles ».
Léa Martin a signé un contrat de 500 000 euros par an avec Shenzhen SkyEye pour promouvoir des drones équipés de caméras thermiques et de reconnaissance faciale.
Or, le contrat est un faux grossier. Les captures d’écran proviennent d’un générateur de documents en ligne, utilisé dans un tutoriel TikTok en 2023. Shenzhen SkyEye, contactée par l’AFP, confirme ne jamais avoir collaboré avec des influenceurs occidentaux. La DGCCRF rappelle que la promotion de matériel de surveillance sans autorisation est passible de 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende.
Sur les réseaux, le faux a été partagé 120 000 fois avant toute vérification. Léa Martin, elle, promeut toujours des crèmes solaires bio et des voyages en train — sans drone en vue.
Ce matin, à Bruxelles, la Commission européenne a reporté pour la troisième fois son rapport sur la régulation des influenceurs en matière de sécurité nationale.
— Catherine Vermeulen
Sources : AFP Factuel, DGCCRF, Commission européenne, TikTok (tutoriel #fauxcontrat 2023)


