À Mont-de-Marsan, l’atelier Ink’Région affiche complet depuis que la préfecture des Landes a lancé son « Pass Tatouage Culturel ». Objectif : « valoriser l’expression corporelle des jeunes ruraux ». Résultat : 53 dessins permanents qui feraient pleurer un professeur de dessin du CM2. Un agriculteur arbore désormais un Pokémon sur l’omoplate, une caissière de Super U un « Je t’aime » écrit à l’envers pour « que ce soit lisible dans le miroir ».
Le Pass Tatouage Culturel des Landes finance 53 dessins permanents à 300 euros pièce, dont un Pokémon sur l’omoplate d’un agriculteur de Mont-de-Marsan.
Sauf que le ministère de la Culture ne subventionne aucun tatouage. Le « Pass Tatouage Culturel » est une fake news montée par un compte Twitter anonyme (@LandesVrai) qui recycle des photos de Bored Panda depuis 2019. La préfecture des Landes a démenti par communiqué hier : « Aucun budget n’a été alloué à des projets corporels permanents. »

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« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Sur place, l’atelier Ink’Région facture 80 euros le Pokémon. La caissière de Super U a payé le sien 65 euros, en trois fois sans frais. Le tatoueur, lui, touche 25 euros de l’heure. Le reste part en encres et gants stériles.
Ce matin, le tweet @LandesVrai cumule 120 000 partages. Le communiqué de la préfecture : 42.
— Bernard Pradeau
Sources : Préfecture des Landes (communiqué du 22/05/2026), Bored Panda (galerie « 53 Tattoos »), INSEE (revenu médian des ménages en Nouvelle-Aquitaine)



