En 1998, des paléoanthropologues exhument sous une roche du centre du Portugal le squelette d’un enfant âgé de 4 ans. Baptisé « enfant Lapedo », ses ossements présentent une mosaïque inédite : un menton moderne, mais des membres courts et robustes typiques de Néandertal. Une datation au radiocarbone, publiée ce mois-ci dans Nature, fixe son âge à 29 000 ans — soit 5 000 ans après l’extinction présumée de Néandertal.
L’enfant Lapedo, 29 000 ans, combine un menton d’Homo sapiens et des membres courts de Néandertal, selon une datation publiée dans Nature.
Or, les manuels scolaires affirment que les deux espèces ne se sont pas croisées en Europe. Le séquençage de l’ADN mitochondrial, réalisé en 2023, révèle pourtant un génome hybride : 60 % sapiens, 40 % néandertalien. L’Institut Max-Planck, qui a piloté l’étude, refuse de commenter les implications pour les programmes de l’Éducation nationale.
Sur les 12 manuels de SVT en circulation en France, 11 mentionnent une extinction de Néandertal il y a 35 000 ans, sans hybridation. Le douzième, édité en 2020, évoque une « hypothèse marginale ». Aucun ne cite l’enfant Lapedo.
Ce matin, un professeur de SVT de Lille a annulé son cours sur l’évolution. Le rectorat n’a pas répondu à ses demandes de mise à jour.
— Sylvie Delachaux
Sources : Nature (2026), Institut Max-Planck, rapports de l’Éducation nationale (2023-2025), Cour des comptes (audit des programmes scolaires, 2024)



