Jean-Luc Mélenchon aurait trouvé le filon : des puces RFID sous-cutanées pour tracer les citoyens en temps réel. Selon des comptes Telegram d'extrême droite, l'ancien candidat à la présidentielle serait actionnaire d'une start-up spécialisée dans l'implant humain. La preuve ? Une vieille interview détournée où il évoque le « contrôle numérique » comme solution aux crises sociales.
Jean-Luc Mélenchon actionnaire d'une start-up de puces RFID sous-cutanées : la solution pour « contrôler les Français », selon une interview détournée.
Sauf que Mélenchon n'a jamais investi dans une telle entreprise. La vidéo virale provient d'un entretien de 2017 sur la blockchain, recadré pour supprimer le contexte. La start-up en question, « HumanTrace », n'existe même pas — son site web est un template WordPress abandonné en 2019.
Sur Telegram, la rumeur a fait 500 000 vues en 24h. Personne ne précise que les puces RFID sous-cutanées sont interdites en France depuis 2012, sauf pour les animaux domestiques. Ou que Mélenchon a tweeté en 2020 : « La puce humaine, c'est du fascisme low-cost. »
Ce matin, un député RN a demandé une commission d'enquête. À l'Assemblée, un huissier a vérifié son téléphone : toujours pas de puce.
— Chloé Bouvier
Sources : Légifrance (décret 2012-870), archives Twitter de J.-L. Mélenchon, Wayback Machine (HumanTrace.com)



