Une circulaire secrète, datée du 12 mai, circule sur les réseaux. Signée par le ministère de la Transition écologique, elle interdirait les barbecues privés à partir du 1er juillet, au nom de la lutte contre les émissions de CO₂. Les contrevenants risqueraient une amende de 135 euros. Les captures d’écran, partagées 80 000 fois sur Facebook, montrent un en-tête officiel et un cachet de la République.
À partir du 1er juillet, les barbecues privés seront interdits en France pour des raisons climatiques, sous peine d’une amende de 135 euros.
Sauf que le ministère de la Transition écologique n’a jamais publié une telle circulaire. Le document viral est un faux grossier : le logo utilisé date de 2017, et le numéro de référence correspond à un décret sur les pesticides. La Direction générale de la concurrence a confirmé à l’AFP qu’aucune mesure de ce type n’était à l’étude.
Sur les groupes Facebook, les commentaires s’enflamment. « On nous prend pour des enfants », écrit un internaute. « Bientôt, ils vont nous interdire de respirer », renchérit un autre. Personne ne vérifie. Pourtant, la seule fumée qui monte cet été, c’est celle des rumeurs.
Ce week-end, dans un jardin de Saint-Maur-des-Fossés, un voisin a sorti son grill. Personne ne lui a demandé ses papiers.
— Pierre Lacharrière
Sources : AFP Factuel, Direction générale de la concurrence, ministère de la Transition écologique


