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Dimanche 12 avril 2026
Laurent Nuñez présente ses excuses pour un discours pas islamophobe
Chaos Politique

Laurent Nuñez présente ses excuses pour un discours pas islamophobe

Par René Mégot 3 min de lecture

« Il s’est excusé… alors qu’il n’avait rien dit. » Soupir d’une passante devant la machine à café d’une administration. Le genre de phrase qui donne des ulcères à la République. Et une quinte de toux au journalisme. Kof.

Les faits sont d’une sobriété clinique : le préfet de police Laurent Nuñez a présenté ses excuses après un discours qui, d’après plusieurs lectures, n’était pas islamophobe. Voilà. Un discours normal. Et derrière, l’excuse. Comme une cravate mise par-dessus un plâtre.

Évidemment, la mécanique institutionnelle s’est emballée. Place Beauvau, on parle déjà d’un « incident de neutralité verbale de niveau 2 ». Un document interne évoque la création d’un Formulaire Cerfa 19-NUANCE : 12 pages, trois copies, une agrafe obligatoire, et une case à cocher intitulée « Ai-je offensé quelqu’un par excès de prudence ? ». La Commission interministérielle de la Phrase Mal Interprétée (CIPMI) a demandé une reconstitution minute par minute, avec plan de salle, décibelmètre et expert en haussement de sourcil.

Le pire, c’est l’effet domino. L’Élysée suivrait « la tonalité » heure par heure. Les communicants, eux, ont déclenché le protocole “Pardon Préventif”, consistant à s’excuser dès le brouillon. Un sondage Institut Boussole indique que 62,8% des Français hésitent désormais à dire “bonjour” sans ajouter “si cela ne heurte personne, évidemment”. La Bourse, déjà fragile, verrait apparaître un nouveau produit : l’option “excuse rétroactive” à échéance 48 heures.

« Quand un haut fonctionnaire s’excuse d’être resté dans le cadre, c’est que le cadre est devenu une zone de guerre administrative. » — Pr. Aline Contrition, spécialiste des regrets inutiles

Sur le terrain, la France d’en bas s’étrangle. Malika, 39 ans, gérante d’un kebab à Saint-Brieuc : « Moi j’ai surtout besoin qu’on s’excuse du prix de l’électricité. » Théo, 22 ans, surveillant de collège à Clermont-Ferrand : « On va finir par faire des discours en mime. Au moins, personne ne pourra surinterpréter un participe passé. » Odette, 71 ans, bénévole au club de pétanque de Narbonne : « Avant, on s’excusait d’avoir fait une bêtise. Maintenant, c’est d’avoir évité la bêtise. C’est du grand art. »

Dernière minute : un groupe de travail planche sur une excuse officielle pour l’excuse, afin de ne pas froisser les partisans de la non-excuse. La République innove : bientôt, il faudra dire pardon avant même d’avoir pensé.

René Mégot

René Mégot

Éditorialiste enfumé

Quarante ans de journalisme, trois paquets par jour et un cendrier plus rempli que sa foi en l'humanité. René a couvert toutes les crises depuis le choc pétrolier de 73, toujours avec une Gitane au bec. Sa voix rocailleuse et son regard désabusé incarnent le journalisme à l'ancienne. Son bureau est classé zone à risque par la médecine du travail.

Source : "Une maladresse" : Laurent Nuñez s'excuse après un discours qui n’était pas islamophobe