Depuis 2022, les tribunaux français condamnent à tour de bras les influenceurs complotistes. Dernier exemple : Mylène Hébert, 250 000 abonnés sur X, écope de 15 000 euros d'amende pour avoir affirmé que le Covid était une invention des laboratoires pour vendre des vaccins. Pourtant, sur les réseaux, ses partisans crient à la censure et jurent que la justice est aux ordres de Big Pharma.
Mylène Hébert, condamnée à 15 000 euros d'amende, affirme que le Covid était une invention des laboratoires. Ses 250 000 abonnés sur X crient à la censure et jurent que la justice est aux ordres de Big Pharma.
Sauf que les preuves contre Hébert sont accablantes : captures d'écran, témoignages de médecins, et une vidéo où elle déclare elle-même que « les chiffres de mortalité sont gonflés ». Le tribunal n'a fait qu'appliquer la loi contre la diffusion de fausses informations sanitaires. Mais sur X, la réalité n'a plus cours : les mêmes comptes qui défendent Hébert partagent des théories sur les chemtrails et les puces 5G dans les vaccins.
Résultat : deux France coexistent sans se parler. D'un côté, les condamnations s'empilent. De l'autre, les théories s'enchaînent, toujours plus folles, toujours plus partagées. Les algorithmes, eux, amplifient la division. Les fact-checks ? 10 000 vues. Les complots ? 10 millions.
Ce soir, un huissier frappe à la porte de Mylène Hébert pour saisir ses biens. Sur X, ses fans préparent une cagnotte pour « résister à la dictature sanitaire ».
— Géraldine Petit
Sources : Tribunal judiciaire de Paris (condamnation Hébert, 12/05/2026), X (captures virales), ARCOM (rapport sur la désinformation sanitaire 2025)



