La basketteuse américaine Sophie Cunningham a déclenché un séisme aux États-Unis après une interview accordée à un podcast sportif. Elle y affirme que les catégories hommes/femmes dans le sport reposent sur des différences biologiques, pas sur l'identité de genre. Des associations LGBTQ+ exigent son exclusion des Jeux Olympiques de Paris, tandis que des comptes viraux français relaient l'affaire en boucle.
Sophie Cunningham affirme que les catégories sportives hommes/femmes reposent sur des différences biologiques, pas sur l'identité de genre. Les lobbies LGBTQ+ réclament son exclusion des JO.
Sauf que Sophie Cunningham n’a jamais été menacée d’exclusion des JO. Le Comité international olympique (CIO) n’a émis aucune sanction, et la joueuse participe toujours aux qualifications. La vidéo virale provient d’un extrait de podcast de 2022, recadré pour supprimer ses nuances sur l’inclusion des athlètes transgenres.

Besoin de vous isoler du chaos ambiant ?
« Le silence, c'est le nouveau luxe. »
Découvrir →Sur X, l’affaire fait 12 millions de vues. Le Figaro a relayé la polémique sans vérifier la date ni le contexte. Le CIO, lui, n’a pas commenté — trop occupé à compter les sponsors.
Ce soir, à Paris, un conseiller municipal propose de rebaptiser le stade Charléty en « Stade Sophie Cunningham ». La mairie a déjà refusé trois fois.
— Pierre Lacharrière
Sources : CIO, archives du podcast The Players' Tribune, dépêches AFP



