Depuis janvier, les apprentis en boulangerie et grande surface triment 45 heures par semaine. Officiellement, 35 heures payées. Les 10 restantes ? « Cadeau à l’employeur », résume un post viral partagé 80 000 fois. Les conventions collectives de la vente et des métiers de bouche autorisent ce système, et Bercy ferme les yeux : pas de cotisations sociales sur ces heures fantômes.
Les conventions collectives de la vente et des métiers de bouche autorisent les employeurs à ne pas payer 10 heures supplémentaires par semaine aux apprentis.
Or, ces heures sont bien réelles : le Code du travail impose leur compensation, soit en repos, soit en salaire. Sauf que les inspections du travail, sous-effectives, ne contrôlent qu’un établissement sur 200. La DGCCRF a reçu 1 200 signalements en 2025 — zéro sanction prononcée.

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« Le silence, c'est le nouveau luxe. »
Découvrir →Les syndicats, eux, négocient des accords qui entérinent le système. FO et la CGT défendent des « aménagements pédagogiques » pour justifier l’impunité. Pendant ce temps, un apprenti chez Carrefour gagne 800 € net pour 45 heures de travail. Le SMIC horaire brut : 11,65 €.
Ce matin, à l’Assemblée, un député LREM a demandé si « les jeunes n’exagéraient pas un peu ».
— Pierre Lacharrière
Sources : Code du travail (Art. L6222-24), DGCCRF (rapport 2025), conventions collectives Syntec et Métiers de bouche (2024), INSEE (enquête Emploi 2025)



