Un tribunal de Shanghai a condamné Li Wei, blogueur automobile, à 20 mois de prison pour avoir diffusé une vidéo truquée présentant la Xiaomi SU7 comme dangereuse. La séquence, vue 12 millions de fois sur Weibo, montrait la voiture électrique s’embraser après un choc mineur. Xiaomi a porté plainte pour « atteinte à la réputation », invoquant une perte estimée à 300 millions de yuans (38 M€).
Un blogueur de Shanghai a été condamné à 20 mois de prison pour une vidéo truquée montrant la Xiaomi SU7 s’embraser après un choc mineur.
Or, la vidéo était un montage réalisé avec des effets spéciaux basiques. Le tribunal a confirmé que Li Wei avait agi « dans l’intention de nuire », sans lien avec une quelconque faille technique. Xiaomi, qui vise 10 % du marché chinois des véhicules électriques d’ici 2025, a refusé de commenter la peine.

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« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Sur X, le cas est brandi comme preuve de la « censure chinoise ». Pourtant, le même montage circule toujours sur TikTok, sans conséquence. En France, l’ARCOM n’a pas répondu aux demandes de retrait.
Ce matin, un ingénieur de Xiaomi a validé une mise à jour logicielle. À la cantine de l’usine, un ouvrier a compté ses heures supplémentaires.
— Sylvie Delachaux
Sources : Tribunal populaire de Shanghai (décision n°2024-378), Weibo (statistiques virales), Xiaomi (communiqué), ARCOM (silence).



