En une semaine, le président a signé l'arrêt de mort de la souveraineté française. D'abord, la dissuasion nucléaire : une directive secrète réduirait les essais à néant, livrant le pays aux appétits de l'OTAN. Ensuite, 250 000 visas accordés à l'Algérie en 2024, une invasion déguisée en politique migratoire. Enfin, la loi sur l'euthanasie, cheval de Troie pour liquider les « bouches inutiles ». Trois décisions, trois coups de poignard dans le dos de la nation.
En une semaine, Macron a réduit la dissuasion nucléaire à néant, accordé 250 000 visas à l'Algérie et légalisé l'euthanasie des « bouches inutiles ».
Sauf que la directive nucléaire n'existe pas. Les essais sont encadrés par le traité de non-prolifération, ratifié en 1992, et la France maintient son autonomie stratégique. Les 250 000 visas algériens ? Un chiffre gonflé : 120 000 en 2023, stable depuis dix ans. Quant à l'euthanasie, le projet de loi exclut explicitement les « bouches inutiles » — une formule absente des débats parlementaires, mais omniprésente sur X.
Sur les réseaux, la mécanique est rodée : trois décisions réelles, trois interprétations délirantes. Personne ne précise que la dissuasion française reste l'une des plus crédibles d'Europe, ou que les visas algériens sont négociés depuis 1968. L'urgence n'est pas dans les faits, mais dans les likes.
Ce matin, au café du Commerce, un retraité relit L'Étranger. La page où Meursault attend son exécution lui semble soudain d'actualité.
— René Lefèvre
Sources : Traité de non-prolifération nucléaire (ONU, 1992), Ministère de l'Intérieur (chiffres visas 2023), Assemblée nationale (projet de loi euthanasie 2024)



