Arnaud Montebourg a posté une vidéo sur X accusant François Hollande d'avoir laissé filer Alstom aux Américains en 2014. Selon lui, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, aurait « achevé la trahison » en validant la cession définitive des turbines et brevets à General Electric. Le post cumule 120 000 vues en 48 heures, présenté comme une « bombe » contre l'Élysée.
Emmanuel Macron a achevé la trahison d'Alstom en validant la cession définitive des turbines et brevets à General Electric, selon Arnaud Montebourg.
Or, la vente d'Alstom Énergie à General Electric a été finalisée en novembre 2015 sous le quinquennat Hollande, avec l'aval de la Commission européenne. Macron, devenu président, n'a jamais rouvert le dossier. Le décret de 2014 interdisant les cessions stratégiques sans contrôle préalable n'existait pas à l'époque des faits.
La vidéo de Montebourg omet que l'État français détient toujours 1,2 % du capital d'Alstom, sans droit de veto. Aucun transfert de technologie n'a été annulé depuis 2015. Les 120 000 vues du post dépassent déjà les 8 000 vues du fact-check de l'AFP publié hier.
Ce matin, Bercy a rappelé que la loi de 2014 sur les investissements étrangers ne s'applique pas rétroactivement. Le Haut-Commissariat au Plan n'a pas répondu.
— Catherine Vermeulen
Sources : Journal officiel de la République française (décret 2014-479), Commission européenne (décision SA.39691), AFP Factuel, rapport annuel Alstom 2023



