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Jeudi 30 avril 2026
Une bouteille de saké macérée dans l’espace se vend 600.000 euros
Effondrement Économique

Une bouteille de saké macérée dans l’espace se vend 600.000 euros

Par Martine Nostalvielle 3 min de lecture

La capsule claque, le silence s’installe, et soudain un apéritif se prend pour Ariane 5 : un minuscule flacon vient de franchir la stratosphère des prix, sous les yeux humides d’un pays qui comptait encore ses centimes au fond du caddie.

Au Japon, une petite bouteille de saké issue d’une macération fermentée dans l’espace s’est vendue l’équivalent d’environ 600.000 euros, et le brasseur rêve désormais de brasser un jour sur la Lune. Ah de mon temps, un “produit d’exception” voulait juste dire “bouchon qui ne fuit pas”.

Évidemment, l’affaire a immédiatement provoqué une fébrilité institutionnelle. Bercy aurait ouvert une “mission de vigilance sur la bulle alcoolo-orbitale”, pendant que la DGCCRF plancherait sur une nouvelle mention obligatoire : “Peut contenir des traces d’apesanteur”. Au CNES, un cadre soufflerait, la voix blanche, qu’il faudra désormais distinguer le “terroir” du “zéro-gravitoir”, ce qui, en 1983, aurait valu au moins trois pages dans Télérama et une indignation collective bien tenue.

« Quand on met l’alcool en orbite, c’est la sobriété qui retombe sur Terre », résume le docteur Philippe Angoisset, psychologue des masses et des comptoirs.

L’escalade est mathématique : selon un baromètre de l’Institut Supérieur de Prospective du Tire-Bouchon, 34,1% des Français se disent prêts à “revendre un truc inutile” (trottinette, console, imprimante) pour une gorgée “qui a vu les étoiles”. Déjà, des start-up annoncent des “packs dégustation stratosphériques” livrés avec certificat, scellé, contre-scéllé et formulaire Cerfa 11B “Demande de verre à pied en triple exemplaire”. Les plus téméraires réclament une TVA réduite “car c’est culturel”, pendant qu’un comité interministeriel débat très sérieusement du statut du glaçon : objet terrestre ou corps céleste temporaire.

Dans la rue, la France d’en bas a le palais en berne. Mounia, cheffe de rang à Lyon : « À ce prix-là, il doit faire la vaisselle et dire bonsoir aux parents. » Gaspard, étudiant en géologie à Brest : « On paye le vide, c’est cohérent avec l’époque. » Mireille, autrice de romans régionaux dans la Creuse : « Ah de mon temps, on vieillissait le vin en cave, pas en constellation. »

Et pendant que tout le monde fantasme sur la Lune, un détail achève la dignité nationale : la bouteille ferait surtout parler d’elle parce qu’elle est minuscule… et qu’à 600.000 euros, le brasseur fournit quand même un gobelet en plastique, pour “l’expérience spatiale”.

Martine Nostalvielle

Martine Nostalvielle

Spécialiste du "c'était mieux avant"

Experte reconnue en regrets générationnels, Martine peut transformer n'importe quelle innovation en preuve irréfutable de la décadence moderne. Sa collection de Télérama des années 80 fait office de référence absolue. Auteure du best-seller « Tout foutait moins le camp en 1973 », traduit dans douze langues dont aucune n'existe plus.

Source : Un saké brassé dans l’espace se vend près de 600.000 euros