Un document interne estampille « Urgentissime – Astronomie » vient de tomber : l’Univers aurait désormais une puissance chiffrée, et personne n’a prévu la ligne budgétaire correspondante !!!
Des astronomes ont mesuré pour la première fois la « puissance » d’un trou noir en observant son petit festin stellaire à environ 7 000 années-lumière. Verdict : l’engin cosmique taperait l’équivalent de 10 000 Soleils. Oui : dix. mille. Soleils. Sur une seule fiche de résultats.

Besoin de vous isoler du chaos ambiant ?
« Le silence, c'est le nouveau luxe. »
Découvrir →Conséquence immédiate : la machine administrative s’est mise à vibrer comme un photocopieur en fin de vie. Selon une note de la Direction générale de l’Ordinaire Inquiétant (DGOI), il faut « déterminer sous 72 heures si 10 000 soleils relèvent de la classe énergétique A, A+ ou “Non conforme – risque de trou”. » Bercy aurait déjà réuni une commission d’harmonisation des puissances célestes en 12 exemplaires, dont 3 en papier carbone « au cas où l’espace avale les originaux ».
Le professeur Astrid Troudegravité, titulaire de la chaire de Comptabilité des Astres Incontrôlables, prévient : « Le vrai danger, ce n’est pas le trou noir. C’est le tableur qui suit. » D’après un baromètre Ifop-Planétarium (réalisé sur un panel de 1 042 personnes ayant déjà regardé une vidéo de NASA en accéléré), 62,8% des Français demandent “un étiquetage clair” et 21,4% souhaitent la création d’un “permis de gravité” pour tout objet dépassant 300 soleils.
« Si on peut mesurer un trou noir, on peut lui envoyer une facture. C’est la pente glissante de la rationalité. » — René Passetpartout, expert en sécurité du rien
Dans la foulée, la DGCCRF envisagerait de contrôler la loyauté des promotions : « 10 000 soleils annoncés, 9 800 délivrés, c’est de la publicité mensongère cosmique. » La CNIL, elle, s’inquiète d’une possible “aspiration de données personnelles par gravitation opportuniste”, tandis que le ministère de l’Éducation travaillerait à intégrer la “Puissance d’un trou noir (niveau 10 000 soleils)” dans Parcoursup, rubrique “vœux réalistes”.
Sur le terrain, la France d’en bas retient son souffle. Nadia, boulangère à Saint-Brieuc : « Moi je veux bien des éclairs, mais pas à 10 000 soleils, faut rester sur des watts normaux. » Lionel, conducteur de tram à Strasbourg : « On nous a déjà mis des limitations à 30, maintenant il va falloir limiter la lumière ? » Et Inès, étudiante en BTS à Nîmes : « S’ils notent les trous noirs, ils vont noter nos vies aussi, c’est sûr. »
Dernier rebondissement : l’étiquette énergie prévue pour le trou noir aurait été imprimée… puis immédiatement “disparue” dans le destructeur de documents du ministère, surnommé depuis ce matin « le petit trou noir de l’administration ». On ne mesure peut-être pas encore l’Univers, mais on sait déjà où finissent les rapports.



