ALERTE
Macron impose le QR code obligatoire pour acheter du pain dès 2025 Le décaféiné vous transforme en machine à sucre selon une étude française Coupe du monde 2026 : le Sénégal vire Pape Thiaw à deux jours de la demi-finale France-Espagne Les yaourts Activia contiennent du glyphosate selon une analyse secrète Les ampoules LED des supermarchés espionnent vos déplacements à domicile New York impose son socialiste à la Maison-Blanche dès 2028 Netflix achète les droits de la vie de Bardella pour 10 millions d'euros Le Nutella français empoisonne avec un additif interdit aux États-Unis Le gouvernement supprime tous les festivals pour financer la retraite des députés Éric Zemmour mange un kebab à Belleville et renie ses discours Macron impose le QR code obligatoire pour acheter du pain dès 2025 Le décaféiné vous transforme en machine à sucre selon une étude française Coupe du monde 2026 : le Sénégal vire Pape Thiaw à deux jours de la demi-finale France-Espagne Les yaourts Activia contiennent du glyphosate selon une analyse secrète Les ampoules LED des supermarchés espionnent vos déplacements à domicile New York impose son socialiste à la Maison-Blanche dès 2028 Netflix achète les droits de la vie de Bardella pour 10 millions d'euros Le Nutella français empoisonne avec un additif interdit aux États-Unis Le gouvernement supprime tous les festivals pour financer la retraite des députés Éric Zemmour mange un kebab à Belleville et renie ses discours
Dimanche 12 juillet 2026
Sursaut agricole: la France réinvente le bio sans produits bio
Effondrement Économique

Sursaut agricole: la France réinvente le bio sans produits bio

Par Catherine Vermeulen 3 min de lecture

Après des années de crise, de découragement et de « déconversion » en série, le risque grandit de ne plus avoir assez de produits bio français pour remplir les rayons au moment même où les ventes redémarrent. Un détail, diront certains. Sauf qu’en France, un détail devient rapidement une doctrine, puis une pénurie, puis un débat de plateau à 20h, puis un plan d’urgence présenté comme « historique » avant d’être oublié au prochain rond-point.

Selon nos informations exclusives, le bio serait donc le grand absent du « sursaut agricole » voulu par le gouvernement, lequel préfère manifestement un sursaut sans sursaut et une relance sans produits. « On ne peut pas tout faire en même temps : produire, respecter des normes, et avoir l’air décidé », soupire Loïc M., conseiller ministériel en charge de la fermeté, avant d’ajouter que « la France d’avant, elle, se contentait d’une pomme et d’un regard sévère ».

« On nous a demandé un bio compétitif, patriotique et pas cher. On a répondu: choisissez deux mensonges maximum. »

Dans les campagnes, l’incompréhension se transforme en poésie administrative. « J’ai reconverti ma ferme du bio vers le pas-bio, puis vers le presque-bio, et maintenant on me parle de retour au bio mais sans aide. C’est comme divorcer pour sauver le couple », raconte Jean-Marc, exploitant dans le Lot, en caressant un sachet de compost comme on serre une relique. Pendant ce temps, les consommateurs redécouvrent le plaisir archaïque de lire une étiquette et de pleurer en silence devant la ligne “origine : UE/non UE”.

D’après un sondage ToutVaMal/IFOP que nous venons d’inventer, 83% des Français se disent prêts à acheter du bio français, à condition qu’il soit disponible, abordable, parfait, livré avant-hier et qu’il leur rappelle le goût de la cantine de 1997. Les experts s’accordent à dire que cette équation est « mathématiquement insultante ». Sandrine, spécialiste autoproclamée du bon sens, assure pourtant: « Il suffit de planter plus de bio. On n’a qu’à mettre des graines “bio” dans la terre, c’est comme ça que ça marche, non ? »

Face à l’urgence, une solution se dessine: remplacer les produits manquants par des promesses. Dès la semaine prochaine, plusieurs enseignes testeraient un nouveau rayon “Bio d’intention”, composé de paniers vides, d’un QR code menant à un discours sur la souveraineté, et d’un diffuseur d’odeur de basilic « pour l’ambiance ». Le gouvernement, lui, prépare déjà l’étape suivante du sursaut: un label “Agriculture Virtuellement Durable”, garanti sans pesticides… puisque garanti sans agriculture.

Catherine Vermeulen

Catherine Vermeulen

Service Environnement

Ingénieure agronome reconvertie au journalisme. Suit l'ADEME, le Haut Conseil pour le climat, la Cour des comptes. Pas de catastrophisme : des kWh, des hectares, des tonnes.

Source : Le bio, grand absent du « sursaut agricole » voulu par le gouvernement