Depuis trois mois, les drones ukrainiens survolent Moscou comme des pigeons en colère. Attaques sur des raffineries, dépôts de munitions, même le Kremlin a dû éteindre ses lumières deux nuits de suite. Pendant ce temps, le rouble s’effondre, l’inflation galope à 9%, et les Russes découvrent que leur retraite ne paie plus un plein d’essence. Le chef du Kremlin, lui, parle toujours de « victoire inévitable ».
Les drones ukrainiens frappent Moscou deux fois par semaine, et le rouble a perdu 20% de sa valeur depuis janvier.
Or, Poutine ne perd pas en Ukraine — il perd en Russie. Les attaques de drones ne sont pas des défaites militaires, mais des humiliations médiatiques. La Banque centrale russe a relevé son taux directeur à 16% pour sauver la monnaie, tandis que les usines d’armement tournent à plein régime… pour produire des cercueils. Les cercueils, au moins, ne manquent pas.

Besoin de vous isoler du chaos ambiant ?
« Le silence, c'est le nouveau luxe. »
Découvrir →Sur les chaînes d’État, les présentateurs répètent que « tout va bien ». Les Russes, eux, comptent leurs roubles en regardant les prix du pain doubler. Spoiler : personne ne croit plus aux « victoires inévitables ».
Ce matin, sur Pervy Kanal, un journaliste a annoncé une « avancée stratégique » en Ukraine. À la boulangerie du coin, une retraitée a payé son pain avec des pièces de 5 kopecks. Elle a souri.
— Pierre Lacharrière
Sources : Banque centrale de Russie, Institut de statistique russe Rosstat, rapports du ministère ukrainien de la Défense



