Depuis janvier, les Parisiens boivent sans le savoir un cocktail maison : eau de Seine + traces de benzodiazépine. Objectif ? Éviter les cortèges sauvages et les tags sur les commissariats. La rumeur, partagée sur WhatsApp et des forums complotistes, affirme que la mairie aurait passé un accord avec Veolia pour ajouter un calmant léger dans les canalisations.
L'eau parisienne contient désormais des traces de benzodiazépine pour calmer la population, selon des messages partagés sur WhatsApp.
Sauf que l'eau du robinet parisienne est contrôlée 365 jours par an par l'ARS Île-de-France, qui n'a détecté aucune trace de médicament. La rumeur recycle en réalité une fake news de 2019, déjà démentie par les autorités. Le vrai calmant ? Trois ans de pandémie, une inflation à 5% et des métros qui sentent le désespoir.
Sur les forums, certains jurent avoir moins envie de manifester depuis janvier. Preuve irréfutable : ils likent des posts sur TikTok au lieu de bloquer le périphérique. La préfecture de police, elle, n'a pas répondu à nos demandes. Trop occupée à compter les pavés restants.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce soir, dans un bar du 11e, un étudiant commande une bière. « Au moins, celle-là, je sais ce qu'il y a dedans », soupire-t-il. La serveuse, elle, a déjà liké trois vidéos sur les bienfaits du CBD.
— Chloé Bouvier
Sources : ARS Île-de-France, Veolia, Ministère de la Santé



