La France est-elle encore capable de laisser un compte en paix ? À partir du 12 mars, la banque en ligne Sumeria (ex-Lydia dans l’esprit de millions de Français traumatisés par les cagnottes) prévoit des frais d’inactivité de 3 euros par mois, déclenchant une vague d’angoisse nationale chez les utilisateurs qui avaient naïvement cru qu’« oublier son application » était un droit fondamental.
Selon nos informations exclusives, la panique serait partie d’un geste pourtant banal : ne plus ouvrir l’app. Un comportement qualifié de « séditieux » par certains proches du dossier, qui rappellent que dans un pays qui se respecte, l’argent doit circuler, respirer, et surtout facturer. « Avant, on laissait une pièce dans un tiroir sans recevoir une relance mensuelle », soupire Jean-Marc, 58 ans, retraité du Var, en fixant son téléphone comme on fixe un avis d’imposition.
« On nous fait payer le silence. Bientôt, 3€ pour ne pas cliquer sur “J’accepte”. »
Les experts s’accordent à dire que cette mesure ouvre un champ des possibles vertigineux. D’après une étude de l’INSEE réalisée un mardi entre deux cafés, 73% des Français seraient désormais « inactifs financièrement » au moins six fois par jour, notamment entre 2h et 7h du matin, période que l’État envisage déjà de requalifier en « fraude passive ». « C’est simple : si votre compte dort, vous êtes complice », tranche Sandrine, consultante en “bon sens économique” et habituée des plateaux où l’on hurle pour être compris.
Du côté des usagers, les stratégies d’évitement se multiplient. Certains ouvrent l’application religieusement chaque matin, comme on arrose une plante pour éviter qu’elle ne meure d’un prélèvement. D’autres organisent des “cercles de réveil de compte” dans des cuisines mal chauffées. « On se met des rappels : 8h12, ouvrir l’app ; 8h13, respirer ; 8h14, regretter », confie Nadia, 32 ans, infirmière, qui redoute que l’inactivité ne devienne bientôt rétroactive « depuis la maternelle ».
Ce que le gouvernement ne vous dit pas, c’est que l’innovation ne s’arrête jamais : une source haut placée évoque déjà une “contribution de présence numérique” pour les citoyens qui ne likent pas assez la croissance. Et, selon une rumeur persistante, la prochaine étape serait une facturation au souffle : 1 euro par minute de respiration non déclarée — avec un tarif réduit pour les comptes premium, évidemment.


