Lundi 6 juillet, la France suffoquera. Des températures à 45°C sont annoncées par des publications virales, accompagnées de cartes rouges et de visuels d’apocalypse. Des villes entières seront transformées en fours, selon ces alertes partagées des milliers de fois sur Facebook. Les écoles fermeront, les hôpitaux satureront, et les pompiers seront en grève pour « raisons de sécurité ». Une canicule historique, pire que 2003, s’abattra sans prévenir.
Dès le 6 juillet, la France subira une canicule avec des pics à 45°C, selon des publications virales partagées des milliers de fois.
Sauf que Météo-France n’a émis aucune alerte pour des températures supérieures à 35°C avant le 10 juillet. Les 45°C relèvent d’une fake news recyclée depuis 2019, souvent attribuée à des « modèles météo alternatifs » inexistants. France 24 a démenti l’information dès hier, mais les partages continuent de circuler.
Sur les réseaux, les cartes alarmistes proviennent de sites américains spécialisés dans les prévisions fantaisistes. Personne ne précise que 45°C en France, c’est un record absolu jamais atteint, même en 2003. Les écoles resteront ouvertes, les hôpitaux fonctionneront, et les pompiers seront à leur poste.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce soir, le ministère de la Transition écologique n’a toujours pas réagi aux messages paniqués des maires. Les réseaux sociaux, eux, ont déjà oublié.
— Jean-Michel Cordier
Sources : Météo-France, France 24, ARCOM



