Communiqué officieux mais terriblement crédible : l’humanité vient d’inventer l’électricité sans câble, et personne n’a prévenu les tiroirs à “vieux chargeurs qui marchent encore” !
En avril 2026, la DARPA finance LUNARSABER, d’immenses tours de 100 mètres conçues par Honeybee Robotics pour distribuer énergie, réseau et repérage permanent au pôle sud lunaire, notamment dans des cratères plongés dans l’ombre.
Sur le papier, c’est “propre”, “innovant”, “spatial”. Dans la vraie vie, c’est une rupture civilisationnelle : si la Lune reçoit de l’électricité sans le moindre câble, comment expliquer ensuite à un Français qu’il doit encore démêler une rallonge de 12 mètres pour brancher une guirlande de Noël ? À Bercy, une note interne circule déjà sous le nom de Protocole Débranchements Non Anticipés, avec annexe en 12 exemplaires et agrafage obligatoire.
Les premières conséquences en chaîne se dessinent : la Fédération Nationale des Multiprises (FNM) exige un moratoire “pour protéger l’emploi des blocs cinq prises avec interrupteur lumineux”. Le professeur Yvette Lugubre, historienne du malheur français, alerte : “On a commencé comme ça en 2009 avec le Wi-Fi, et regardez où on en est : des mots de passe sur des post-it.” Un sondage Ifop-Probablement révèle que 62,8% des foyers seraient prêts à “tester la recharge lunaire” à condition qu’elle fonctionne aussi sur la brosse à dents électrique.
« Donner du courant sans câble, c’est ouvrir la porte à la pire dérive : des gens qui rangent enfin leurs fils. La nation n’est pas prête. » — Dr Alain Terminus, urgentiste du non-événement
Du côté des autorités, la réaction s’organise à la française : création d’une Commission Interministérielle du Fil Disparu, et lancement d’un audit express sur “l’obsolescence psychologique des chargeurs” piloté par l’ingénieure Nadège Pylône-Delacroix. Pendant ce temps, un think tank concurrent, l’Institut SansFil & Soupçons, prédit une flambée de 34,1% des disputes conjugales liées à la phrase : “Tu vois, la Lune y arrive, toi non.”
Micro-trottoir : à Saint-Brieuc, Maël (27 ans), réparateur de smartphones, souffle : “Si l’électricité vient d’en haut, mes clients vont accuser Mercure quand ça bugue.” À Albi, Samira (39 ans), cheffe d’équipe en supermarché, tranche : “Sans câble, qui va garder les sachets de câbles ‘au cas où’ ?” À Annemasse, Lucien (58 ans), professeur de techno, jubile : “Enfin une raison officielle de dire ‘c’est scientifique’ en branchant rien du tout.”
Dernier rebondissement : pour le premier test, LUNARSABER devrait alimenter… une simple petite lampe de repérage, parce que sur la Lune aussi, personne ne retrouve jamais le bon chargeur.



