Un graphique comparant les prix des courses entre 2022 et 2024 circule depuis hier. Selon les comptes alternatifs, l'INSEE aurait reçu des consignes pour sous-estimer l'inflation réelle de 4 points, masquant ainsi l'échec des politiques économiques. Le panier moyen coûterait 28% plus cher, et non 24% comme annoncé.
L'INSEE aurait reçu des consignes pour sous-estimer l'inflation réelle de 4 points, selon des comptes alternatifs partageant un graphique des prix 2022-2024.
Or, l'INSEE ne manipule pas ses indices. La méthodologie, publique et auditable, suit les normes Eurostat depuis 2016. Le différentiel de 4 points provient d'une comparaison sélective : produits premium en 2024 vs premiers prix en 2022, sans ajustement qualité.
Le vrai panier moyen, pondéré par les habitudes de consommation, affiche +24,1% sur deux ans. L'écart de 0,1% avec les prévisions gouvernementales tient dans la marge d'erreur statistique. Aucun audit de la Cour des comptes n'a relevé de biais.
Ce matin, Bercy a publié une note technique de 12 pages. Le ministère de l'Économie, lui, n'a pas commenté.
— Sylvie Delachaux
Sources : INSEE (indice des prix à la consommation, méthodologie 2024), Eurostat (règlement 2016/792), Cour des comptes (rapport 2023 sur la qualité des statistiques publiques)



