La cour d’appel de Paris a confirmé la sentence. Dix mois de prison avec sursis, une amende record, et l’opprobre public. Isabelle Adjani, icône d’un cinéma qui n’a plus les moyens de ses rêves, rejoint le cortège des artistes rattrapés par le fisc. Les réseaux s’enflamment : enfin, la justice frappe les nantis. Les mêmes qui, hier, célébraient ses silences à l’écran.
Isabelle Adjani condamnée en appel à dix mois de prison avec sursis pour fraude fiscale aggravée et blanchiment.
Or, les attendus du jugement rappellent une vérité plus prosaïque : l’État ne poursuit pas les artistes, il poursuit les contribuables. Pas de privilège, pas de passe-droit. Juste une comptabilité mal tenue, des avocats trop confiants, et des millions d’euros qui manquent au budget de la culture. La vidéo virale, elle, montre une femme seule dans un couloir de palais de justice, pas une oligarque en cavale.
On nous avait promis un symbole. On a une facture. La même que paient, sans sursis, les retraités dont les pensions fondent sous les prélèvements. La même que règlent, sans écho, les petits patrons dont les comptes sont épluchés à la loupe.

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« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →Ce soir, au ministère des Comptes publics, un fonctionnaire range le dossier Adjani dans un classeur déjà épais. Sur son bureau, une note : « Prochain contrôle : les héritiers de Johnny. »
— René Lefèvre
Sources : Cour d’appel de Paris, Légifrance, Journal officiel de la République française



