C’est officiel : Bordeaux a décidé de supprimer les feux tricolores. Pas par souci écologique, pas pour fluidifier le trafic, non. Pour accélérer l’effondrement. La preuve ? Une vidéo virale, partagée des milliers de fois, montre des carrefours girondins bloqués au rouge pendant des heures, tandis que des automobilistes désespérés klaxonnent en chœur. Le message est clair : même les feux tricolores, bordel, ont abandonné l’idée de nous sauver.
Les carrefours girondins restent bloqués au rouge pendant des heures, transformant chaque trajet en épreuve de patience collective.
Un détail administratif, pourtant, aurait dû alerter : aucune délibération municipale ne mentionne cette « suppression ». Les feux en question ? Simplement en panne. Ou en mode clignotant, comme le prévoit le Code de la route depuis 1958. À Toulouse, même scénario : une nouvelle route a semé la confusion, et des conducteurs ont cru à une conspiration nationale contre les usagers. Résultat ? Des vidéos partagées en boucle, des commentaires indignés, et une pétition en ligne réclamant le retour des feux « comme avant ».
La mécanique est d’une simplicité bureaucratique : on prend une panne de feu, on y greffe une théorie du complot, et on laisse les algorithmes transformer un dysfonctionnement local en symbole de l’apocalypse. Comme si, en 2026, il suffisait d’un carrefour bloqué et d’un peu d’audace pour réécrire les règles de la circulation. Les démentis existent. Personne ne les a lus. Les feux, eux, continuent de clignoter – et les automobilistes, de klaxonner sans se poser de questions.
— Catherine Vermeulen
Sources : Pourquoi ces feux tricolores sèment la zizanie ; "Tous les jours, on perd 25 minutes" : des nouveaux feux tricolores... ; "J'ai failli rater la sortie" : une nouvelle route permet d'accéder au parking de la gare de Toulouse, ce qui change



