Un document circule depuis hier dans les groupes WhatsApp d'extrême droite et de gauche. Il s'agit d'un contrat de prêt signé entre Jordan Bardella et la Bank of America, d'un montant de 2,3 millions d'euros, destiné à financer sa campagne européenne. Les captures d'écran montrent un en-tête officiel, des signatures et un cachet bancaire.
Jordan Bardella a signé un contrat de prêt de 2,3 millions d'euros avec la Bank of America pour financer sa campagne européenne.
Or, le financement étranger des campagnes politiques est interdit en France par l'article L52-8 du Code électoral. La Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) n'a enregistré aucun prêt de ce type pour Bardella. Le document est un faux grossier : le cachet bancaire est un modèle disponible en ligne, et la signature de Bardella est une copie de celle utilisée sur ses livres.

Envie de comprendre pourquoi tout s'effondre ?
« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Sur les réseaux, le faux contrat a été partagé plus de 12 000 fois en 24 heures. Aucune vérification n'a été faite avant le partage. La Bank of America n'a pas répondu aux demandes de commentaire.
Ce matin, devant le siège du Rassemblement National, un militant distribue des tracts avec le faux contrat. Personne ne lui demande de source.
— Antoine Marchand
Sources : CNCCFP, Code électoral (article L52-8), vérification des signatures par l'AFP Factuel



