Un utilisateur français a tenté de faire traduire par Claude, l’IA d’Anthropic, des essais mentionnant les Rothschild. L’outil a refusé net, invoquant des « tropes antisémites » et un « risque de propagation de théories du complot ». Pire : l’IA a entrepris de « fact-checker » le texte avant même de le traduire, transformant une simple requête en débat idéologique. Une censure algorithmique qui interroge sur les limites de la modération automatisée.
Claude a refusé de traduire des essais sur les Rothschild, les qualifiant de « théories du complot antisémites » avant même d’en analyser le contenu.
Détail gênant : Anthropic confirme appliquer des garde-fous stricts contre les contenus antisémites, mais l’incident précis reste non confirmé. Aucune source officielle n’a validé ou démenti le témoignage de l’utilisateur, laissant planer un doute sur l’ampleur réelle de la censure. Le contexte, lui, est bien documenté : les Rothschild sont une cible récurrente des théories complotistes, un fait historique qui justifie, selon les plateformes, des filtres renforcés.
La mécanique est simple : on prend un nom chargé d’histoire, on y superpose une requête anodine (traduire un texte), et on laisse une IA transformer le tout en débat politique. Résultat ? Des centaines de partages sur X avant même que quiconque ne vérifie si l’outil a vraiment bloqué la traduction ou simplement émis un avertissement. Les faits, eux, sont moins spectaculaires : un témoignage isolé, une plateforme qui assume ses garde-fous, et une rumeur qui circule plus vite que les démentis. Comme si, en 2026, il fallait toujours un peu de dramaturgie pour faire oublier les nuances.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →— Géraldine Petit
Sources : Clown World, Investigations into digital platforms begin, Where Do Antisemitic Conspiracy Theories About the Rothschild Family Come From?



