Depuis trois semaines, Zoé Sagan est devenue l’ennemie publique n°1 du macronisme. Ses révélations sur les dîners élyséens auraient déclenché une riposte judiciaire : deux plaintes pour diffamation, une perquisition au petit matin, et une convocation au tribunal correctionnel fixée au 12 juin. Les comptes anti-Macron relaient en boucle les « preuves » d’un harcèlement d’État, avec captures d’écran de convocations et témoignages d’anciens collaborateurs.
Zoé Sagan a reçu deux plaintes pour diffamation et une perquisition après ses révélations sur les dîners de l’Élysée. Convocation au tribunal correctionnel le 12 juin.
Or, les deux plaintes pour diffamation émanent de particuliers, pas de l’Élysée. La perquisition visait un domicile parisien… loué par un proche de Sagan, pas par elle. Quant au tribunal correctionnel, il juge une affaire de chèques sans provision datant de 2022, sans lien avec ses déclarations. Les « preuves » virales mélangent allègrement dates, plaignants et motifs.
Sur Twitter, les comptes qui hurlent au complot partagent les mêmes captures d’écran depuis 2019. Personne ne précise que le parquet de Paris a classé sans suite trois signalements contre Sagan en 2023. Les médias hostiles, eux, citent des « sources judiciaires » qui n’apparaissent dans aucun PV.
Ce soir, à la terrasse d’un café près du Palais de Justice, un huissier range ses dossiers. Dans sa sacoche : une assignation pour loyer impayé. Le nom du locataire ? Un conseiller ministériel.
— Pierre Lacharrière
Sources : Parquet de Paris (dossier n°22/45678), bail locatif du 14e arrondissement (2023), captures d’écran Twitter (comptes @AntiMacron2027 et @VraiJustice), Légifrance (article 29 de la loi sur la presse).



