Le 27 juillet, une audience décisive se tiendra au tribunal de Delaware. Candace Owens, polémiste américaine, y défendra sa motion contestant l'identité même de Brigitte Macron. Selon des documents partagés sur X, l'épouse du président français serait en réalité un homme, ou une construction juridique, ou les deux. Les hashtags #BrigitteGate et #MacronFiles inondent les réseaux depuis une semaine, avec des captures d'écran de convocations judiciaires estampillées « Affaire n°2024-4567 ».
Le tribunal de Delaware examine le 27 juillet une motion contestant l'identité de Brigitte Macron, défendue par la polémiste Candace Owens.
Sauf que le tribunal de Delaware n'a jamais enregistré d'affaire « Macron vs Owens ». La prétendue convocation est un montage : le numéro de dossier correspond à une plainte pour défaut de paiement entre deux entreprises locales en 2023. Les captures d'écran virales proviennent d'un compte parodique fermé en 2022 pour désinformation.

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« Le silence, c'est le nouveau luxe. »
Découvrir →Sur X, les comptes conspirationnistes français partagent le lien en boucle. Aucun ne précise que Candace Owens a elle-même qualifié l'affaire de « canular » dans un tweet supprimé deux heures plus tard. La préfecture de Paris n'a pas réagi. Le Quai d'Orsay non plus.
Ce soir, à l'Assemblée, un député RN demande la création d'une commission d'enquête sur les « manipulations transatlantiques ». Personne ne rit.
— René Lefèvre
Sources : Registre des affaires civiles du Delaware, archives Twitter, préfecture de Paris