Un club de National 3 l’attendrait, dit-on. Amine Harit, international marocain, ancien prodige de Schalke 04, se retrouverait ainsi relégué au niveau amateur, loin des projecteurs de la Ligue 1. Les réseaux s’embrasent : « Même en N3, peu importe », glissent des comptes anonymes, comme si l’humiliation était déjà actée. Une sentence collective, prononcée sans procès.
Amine Harit n’a plus d’autre choix que de signer en National 3, selon les rumeurs qui circulent sur X.
Sauf que Harit n’a signé nulle part. Aucune offre, aucun contact, aucun club de N3 n’a même daigné formuler une proposition. La rumeur, elle, prospère dans le vide, alimentée par l’ennui estival et l’absence de transferts juteux. Elle rappelle ces condamnations médiévales où l’accusé était jugé avant d’être entendu.
Sur les réseaux, les mêmes qui réclamaient son retour en équipe de France il y a deux ans le voient désormais trainer ses crampons sur des terrains synthétiques. La mémoire du foot est aussi courte que ses jugements sont définitifs.
Ce soir, dans un café de Bordeaux, un supporter relit Le Mythe de Sisyphe en sirotant un pastis. La pierre, c’est Harit. La montagne, c’est X.
— René Lefèvre
Sources : Ligue de Football Professionnel, compte officiel d’Amine Harit


