Devant le Congrès, Donald Trump a tenté de “reprendre la main” sur l’économie et l’immigration, après une série de sondages montrant que l’Américain moyen commence à confondre “reprise” et “rechute”. Mardi 25 février, le président a donc mis l’accent sur des mesures de pouvoir d’achat, dans une ambiance de fin de trimestre où l’on sauve la moyenne avec un exposé fait la veille.
Selon nos informations exclusives, l’objectif est simple : reconquérir un électorat déçu en lui parlant lentement, très fort, et en promettant que l’inflation baissera dès que les prix auront fini de monter. “J’ai vu ma facture au supermarché, j’ai cru que c’était le PIB”, témoigne Brenda, 52 ans, mère de trois enfants et propriétaire d’un congélateur vide par principe.
Pour prouver sa détermination, la Maison-Blanche aurait envisagé un plan d’urgence consistant à réécrire l’économie sur un tableau blanc, puis à effacer les parties qui fâchent. “On va rendre l’argent aux gens en leur expliquant que c’est déjà le leur”, a assuré Chad, conseiller budgétaire autoproclamé, avant de préciser que la nouvelle stratégie inclut un “moratoire sur la réalité” jusqu’aux élections de mi-mandat.
“S’il suffit de promettre des prix bas, alors j’exige aussi un soleil à 22°C et un embouteillage qui avance.” — Kevin, automobiliste du New Jersey, en état de survie fiscale
D’après une étude très sérieuse de l’Institut National des Statistiques Émotionnelles (INSE), 73% des Américains estiment que leur pouvoir d’achat a été “kidnappé” et 41% pensent l’avoir aperçu pour la dernière fois en 2019, derrière un rayon de pâtes. Pour répondre à cette crise civilisationnelle, Trump a aussi promis de “reprendre la main” sur l’immigration en mettant en place un système innovant : une frontière capable de détecter les intentions, les accents et les achats de guacamole.
Les experts s’accordent à dire que tout cela devrait fonctionner, à condition que l’économie accepte enfin de se comporter correctement. En attendant, un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat confie que le prochain discours pourrait aller plus loin : annoncer la création d’un ministère de la Vie Moins Chère, chargé d’interdire les prix impolis. Problème : selon une fuite, le ministère n’aura pas de budget, “pour des raisons de cohérence”.


