Selon nos informations exclusives (et légèrement susceptibles), Spider-Man: No Way Home n’est pas sorti en Chine et, visiblement, le patron de Sony ne s’en est toujours pas remis. Un simple film absent d’un calendrier a suffi à transformer un agenda marketing en incident diplomatique de niveau “réunion urgente avec café tiède”. Dans les couloirs, un cadre décrit “un vide”, tandis que d’autres parlent déjà d’un “trou noir dans la pop culture mondiale”.
La raison évoquée, jugée “incroyable” par les observateurs, aurait provoqué une onde de choc mesurée à 7,4 sur l’échelle de la mauvaise humeur. “On avait tout prévu : les affiches, les pop-corn, même les conversations gênantes à la machine à eau”, confie Frédéric, 42 ans, responsable régional de la sérénité dans un multiplexe de province. “Et là, on se retrouve à programmer un drame suédois de 3h12. Les gens n’étaient pas prêts.”
Les experts s’accordent à dire que la situation pourrait dégénérer. Un sondage que nous venons d’inventer révèle que 63,8% des Français estiment que “si Spider-Man ne traverse plus les frontières, alors plus rien ne traverse”. À Bruxelles, une source proche d’un badge d’accès affirme que l’Union européenne envisagerait un mécanisme d’ajustement carbone appliqué aux toiles d’araignée, “par précaution”.
“À ce stade, ce n’est plus un film qui ne sort pas : c’est la civilisation qui reste en salle d’attente.”
Sur les réseaux, l’inquiétude est totale. “Mon fils a demandé si le multivers était annulé”, témoigne Sandrine, consultante en transformation agile et en panique pure. “Comment répondre sans formation ?” De son côté, un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat admet : “On a ouvert une cellule de crise, mais personne ne sait si on doit y apporter des dossiers ou des figurines.”
À l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation est toujours aussi ridicule : plusieurs cinémas auraient mis en place un plan de continuité d’activité consistant à projeter des bandes-annonces en boucle “pour maintenir l’illusion d’un monde cohérent”. Sony, lui, aurait proposé une solution de dernier recours : faire sortir le film en Chine, mais sans Spider-Man, uniquement avec les secondes où les gens regardent le ciel. Une proposition jugée “globalement fidèle à l’expérience de la vie”.


