Cinq jours, une maison de campagne à Bormes-les-Mimosas, zéro dossier sur le bureau. Monique Barbut, ex-patronne du Fonds pour l’environnement mondial, est accusée d’avoir empoché 12 000 euros d’argent public pour des « vacances d’État ». Les tweets s’enflamment : « Madame Transat » aurait transformé son congé en sinécure payée, avec vue sur la Méditerranée et rosé frais.
Monique Barbut a passé cinq jours dans le Var tout en percevant 12 000 euros de rémunération publique, selon des documents partagés sur X.
Sauf que Monique Barbut n’est plus en poste depuis 2018. Les 12 000 euros ? Son indemnité de départ, versée en une fois il y a six ans. La maison du Var ? Achetée en 2012, bien avant son passage au FEM. Les « documents » viraux ? Un mélange de captures d’écran tronquées et de contrats obsolètes.

Besoin de vous isoler du chaos ambiant ?
« Le silence, c'est le nouveau luxe. »
Découvrir →Sur X, les comptes vérifiés relaient sans sourciller. Le ministère de la Transition écologique, lui, n’a même pas jugé utile de répondre. Trop occupé à gérer les vrais scandales, sans doute.
Ce soir, à Bormes-les-Mimosas, une retraitée remplit sa déclaration d’impôts. Elle ignore que son voisin de palier, lui, est déjà condamné par 80 000 likes.
— Pierre Lacharrière
Sources : Décret de départ de Monique Barbut (Journal officiel, 2018), cadastre de Bormes-les-Mimosas (2012), archives du FEM.