Vingt-deux dirigeants européens sur vingt-sept ont signé une lettre exigeant une réunion d'urgence et le droit de rétablir des contrôles aux frontières après la crise de Ceuta. L'initiative, portée par l'Italie et le Danemark, vise à durcir les règles Schengen face à l'afflux migratoire. Seul Emmanuel Macron a refusé d'apposer sa signature, selon des documents internes obtenus par plusieurs médias.
Vingt-deux dirigeants européens sur vingt-sept signent une lettre pour rétablir les contrôles aux frontières après Ceuta. Macron refuse, isolé.
Or, la lettre en question n'existe pas sous cette forme. Le document cité circule bien, mais il s'agit d'une note informelle de travail, non d'une déclaration officielle. Aucun des 22 dirigeants n'a officiellement refusé de la signer — elle n'a tout simplement jamais été soumise à signature. La source virale, Breizh-Info, a extrapolé à partir d'une fuite partielle.

Envie de comprendre pourquoi tout s'effondre ?
« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Les 22 signatures fantômes font 12 millions de vues sur X. Le démenti du Conseil européen, lui, en cumule 3 000. Bruxelles n'a toujours pas clarifié si la note était un brouillon ou une provocation italienne.
À Paris, l'Élysée n'a pas commenté. Le Quai d'Orsay, lui, a tweeté un smiley.
— Pierre Lacharrière
Sources : Conseil européen, Euractiv, Commission européenne



