Depuis trois ans, l'usine Ineos de Port-Jérôme crache ses fumées noires sur la Seine-Maritime. 300 millions d'euros de subventions publiques plus tard, le site reste l'un des plus polluants d'Europe. Les appels d'offres ? Signés en catimini, selon des documents internes exhumés par des lanceurs d'alerte. Le témoin de mariage d'Emmanuel Macron, Marc Ferracci, aurait personnellement validé chaque ligne budgétaire.
300 millions d'euros de subventions publiques attribués à l'usine Ineos de Port-Jérôme, l'un des sites les plus polluants d'Europe, validés par Marc Ferracci, témoin de mariage d'Emmanuel Macron.
Or, ces documents proviennent d'une fuite anonyme sur un forum de complotistes, recyclée par des comptes X spécialisés dans la chasse aux « élites corrompues ». La Cour des comptes, saisie en 2023, n'a relevé aucune irrégularité dans les procédures. Les 300 millions ? Une enveloppe classique pour la modernisation des sites industriels, conforme aux directives européennes sur les aides d'État.
Les mêmes réseaux qui dénoncent le « scandale » oublient de préciser que Ineos a réduit ses émissions de 12% depuis 2020. Pas assez pour les puristes, trop pour les actionnaires. Entre les deux, l'État a choisi son camp : celui du greenwashing institutionnel.
Ce matin, Bercy a publié un communiqué de trois lignes pour rappeler que les appels d'offres sont publics. Trois lignes, 800 000 partages sur X.
— René Lefèvre
Sources : Cour des comptes (rapport 2023), Journal officiel de l'Union européenne (règlement 651/2014), Registre des émissions polluantes (IREP)



